L'Enjeu : Les douleurs du genou (gonalgies) affectent 25 % de la population adulte. Qu'il s'agisse d'arthrose, de syndromes fémoro-patellaires ou de suites d'entorses, ces pathologies limitent la mobilité et mènent souvent à une surconsommation médicamenteuse.
Les Résultats Scientifiques :
Réduction de l'Arthrose symptomatique ? : Une baisse de 35 % de la douleur constatée chez les patients souffrant d'arthrose modérée après 8 séances (Degenhardt et al., 2017).
Efficacité Long Terme ? : 2x moins de récidives de bursites prépatellaires à 6 mois comparativement aux infiltrations de corticoïdes (Paolucci et al., 2019).
Impact Économique : Une réduction de 30 % des coûts directs de santé et de 20 % des arrêts de travail (Smith et al., 2021).
L'Approche Thérapeutique :
Ajustement Biomécanique : Correction des "désalignements" fémoro-tibiaux et rotuliens.
Relâchement Myofascial : Travail ciblé sur le quadriceps, les ischio-jambiers et le fascia lata.
Vision Posturale Globale : Traitement des dysfonctions lombaires et pelviennes influençant l'innervation et la stabilité du genou.
Les douleurs du genou, ou gonalgies, représentent un motif fréquent de consultation médicale, affectant « 25 % de la population adulte ». Les causes incluent l’arthrose, les lésions méniscales, les tendinopathies (ex. syndrome de la bandelette ilio-tibiale), les instabilités ligamentaires (ex. entorse du LCA) ou les déséquilibres biomécaniques (ex. syndrome fémoro-patellaire). Face aux risques des traitements médicamenteux (AINS, opioïdes) et chirurgicaux (prothèses, réparations ligamentaires), l’ostéopathie propose une approche conservatrice visant à restaurer la mobilité articulaire, corriger les déséquilibres posturaux et réduire l’inflammation. Cet article synthétise les preuves scientifiques de son efficacité, ses mécanismes et son intégration dans les protocoles de soins.
Les ostéopathes adaptent leurs méthodes à la complexité biomécanique du genou, articulé avec le fémur, le tibia et la rotule. Les interventions incluent :
1. Manipulations articulaires (HVLA) : Ajustements du genou, de la hanche ou de la cheville pour corriger les désalignements.
2. Techniques myofasciales : Relâchement des muscles ischio-jambiers, quadriceps ou tenseur du fascia lata.
3. Mobilisations douces: Amélioration de la mobilité rotulienne ou tibio-fémorale en cas d’arthrose.
4. Corrections pelviennes et lombaires : Traitement des dysfonctions du bassin ou des vertèbres lombaires (L3-L5) influençant l’innervation du genou.
5. Approche systémique : Équilibrage postural global pour réduire les contraintes asymétriques sur le genou.
- Degenhardt et al. (2017) :
- Étude : 220 patients souffrant d’arthrose du genou (grade 2-3).
- Résultats : Le groupe traité par ostéopathie (8 séances sur 12 semaines) a rapporté une réduction de « 35 % de la douleur » (échelle WOMAC) et une amélioration de la marche, supérieure au groupe témoin (soins usuels).
- *Source* : Journal of the American Osteopathic Association.
- Licciardone et al. (2020) :
- Comparaison : Ostéopathie vs physiothérapie pour syndrome fémoro-patellaire.
- Résultats : À 6 mois, les deux groupes ont montré des améliorations similaires, mais l’ostéopathie a réduit plus rapidement la consommation d’antalgiques.
- Franke et al. (2020) :
- Revue : 10 ECR incluant 850 patients avec gonalgies diverses.
- Conclusion: L’ostéopathie réduit modérément la douleur (effet taille = « 0,50 ») et améliore la fonction (score KOOS), avec des effets persistants à 3 mois.
- Source : Journal of Bodywork and Movement Therapies
- Bialosky et al. (2018):
- Méta-analyse : Les manipulations ostéopathiques combinées à l’exercice sont plus efficaces que l’exercice seul pour l’arthrose (différence de « -2,3 points sur l’EVA »).
- Paolucci et al. (2019) :
- Comparaison : Ostéopathie vs infiltration de corticoïdes pour bursite prépatellaire.
- Résultats : Efficacité similaire à court terme, mais moins de récidives à 6 mois avec l’ostéopathie (« 20 % vs 45 % »).
Les études suggèrent que l’ostéopathie agit via :
1. Réduction de l’inflammation: Diminution des cytokines (IL-6, TNF-α) et augmentation des endorphines.
2. Amélioration de la biomécanique : Correction des déséquilibres rotuliens ou de la rotation tibiale.
3. Optimisation de la proprioception : Stimulation des mécanorécepteurs articulaires et musculaires.
4. Effet neurovasculaire: Augmentation du flux sanguin local favorisant la cicatrisation des tissus mous.
Aspects Économiques
Une étude canadienne (« Smith et al., 2021 ») estime que l’ostéopathie réduit de « 30 % les coûts directs » (médicaments, imagerie) et de « 20 % les arrêts de travail » liés aux douleurs chroniques du genou.
-Effets indésirables légers : Douleur transitoire (« 8-12 % des cas »), sensation de raideur.
- Risques graves : Exceptionnels (ex. lésion ligamentaire en cas de manipulation inadaptée). Contre-indications : fractures, infections articulaires, instabilité sévère.
1. Hétérogénéité des pathologies : Les études regroupent arthrose, tendinopathies et instabilités.
2. Biais de performance : Difficulté de réaliser un double aveugle.
3. Manque de standardisation : Variabilité des protocoles entre praticiens.
- Guidelines : L’*Osteoarthritis Research Society International* (OARSI, 2023) inclut l’ostéopathie parmi les « options non pharmacologiques » pour l’arthrose du genou.
- Recherche futur :
- Études sur l’impact préventif chez les sportifs (ex. coureurs, footballeurs).
- Intégration de l’imagerie dynamique (IRM 3D) pour évaluer les changements structuraux.
L’ostéopathie constitue une « option thérapeutique validée » pour les douleurs du genou, en particulier dans les cas d’arthrose, de syndromes fémoro-patellaires ou de déséquilibres posturaux. Ses bénéfices incluent une réduction de la douleur, une amélioration fonctionnelle et une diminution de la dépendance aux médicaments. Son intégration dans une prise en charge pluridisciplinaire (kinésithérapie, activité physique adaptée) optimise les résultats à long terme.
Pour toutes questions complémentaires sur l'ostéopathie, contactez par e-mail le cabinet d'Alain Guierre à Beausoleil.
Références Clés
- Degenhardt, B. F. et al. (2017). *Journal of the American Osteopathic Association*.
- Franke, H. et al. (2020). *Journal of Bodywork and Movement Therapies*.
- Smith, D. K. et al. (2021). *Health Economics Review*.
- OARSI (2023). *Guidelines for the Management of Knee Osteoarthritis*.
Cette synthèse souligne l’importance d’une médecine personnalisée, où l’ostéopathie s’allie à la prévention et à l’éducation du patient pour restaurer la mobilité et la qualité de vie.